Lumière relative [Retour liste]

Réflexe : on dit que lorsqu'un enfant se perd sur la plage, il marche le dos tourné au soleil (il regarde son ombre devant lui).
La nuit, par contre, le marcheur se dirige vers la lune.

Dans le mythe de la caverne, Platon affirme que l'homme curieux sort de l'ombre, et la lumière est la connaissance.


Quelle lumière va-t-on chercher ? Quelle connaissance sommes-nous prêts à accueillir ?
Jusqu'à quel point sommes-nous prêts à brûler pour avancer ?

Nous baignons dans la lumière, nous tournons naturellement le dos au soleil. Ce que nous voyons fait congruence. Ce qui nous entoure nous suffit. C'est peut-être le malheur des sociétés "éduquées". Elles ne cherchent plus à connaître.
Nous sommes dans le noir, la lumière est un espoir. On marche vers elle.

Notre besoin de connaissance fonctionne par palier, par gorgée. Ce n’est pas une soif à étancher. Nous ne cherchons aucun idéal, aucun absolu. 
Nous appelons progrès (et y prenons beaucoup de fierté et de conscience) le tout petit pas que nous avons fait pour agrandir le territoire de la caverne. Nos enfants feront de même, et le monde continuera de croître (mais je ne suis pas certain de ce dernier mot)

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25
avr.
2017